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GOMA:Le foyer culturel accueille la clôture de la semaine du livre entre culture, jeunesse et dialogue social.

« Une communauté qui lit est une communauté qui se construit. » C’est dans cet esprit que Goma a accueilli, ce 30 avril à la Maison des Jeunes, la clôture de la Semaine du livre, une initiative portée par des acteurs locaux engagés dans la promotion de la lecture et de l’écriture comme leviers de cohésion sociale.

L’activité a mobilisé plusieurs structures du secteur du livre, notamment Books for Congo, Les Éditions Fleuve de l’Intrigue, le Club RFI Goma, et Collectif Kitabu, aux côtés d’autres partenaires culturels actifs dans la région des Grands Lacs.

Dans une logique de proximité, cette rencontre a réuni écrivains, jeunes, étudiants, artistes et lecteurs autour d’un espace d’échange et de partage. Le livre y a été présenté comme un outil de transmission, mais aussi comme un moyen de renforcer le dialogue entre générations et au sein de la communauté.

Le moment fort de cette clôture a été la remise des prix du concours d’écriture organisé autour du thème :
« Comment transformer les fractures générationnelles en espaces de rencontre ? »

Les participants ont exprimé leurs visions à travers le Slam-poésie et la Nouvelle. Les productions ont été saluées pour leur ancrage dans les réalités sociales et leur capacité à proposer des pistes de rapprochement entre générations.

Les distinctions ont été remises par le poète Bukasa, qui a encouragé les jeunes à maintenir un lien fort avec la lecture et l’écriture comme outils d’émancipation.

L’artiste Basubi venu de Bukavu, a marqué la journée par une performance slam engagée, mettant en lumière le rôle de la parole dans la construction sociale et la sensibilisation communautaire.

Dans la salle une exposition de dessins réalisés par l’artiste stylographe Afrika Tulinabo a également été présentée, transformant l’espace en un lieu d’expression visuelle ancré dans la culture locale.

Échanges autour du livre et de ses formats

 

Un panel d’échange a permis d’aborder les évolutions du livre et des pratiques de lecture dans un contexte en mutation.

Pour Kabuyaya, éditeur et fondateur des Éditions Fleuve de l’Intrigue, le format d’un livre dépend du public, de l’objectif et de l’audience ciblée, rappelant qu’un ouvrage pour jeunes lecteurs diffère nécessairement d’un livre de recherche.

Ferdinand, paneliste et coordinateur du projet Kitabus, a souligné que l’écriture reste d’abord un acte personnel, dont le format découle de la vision et du contenu de l’auteur.

Bruno, directeur des Éditions Izuba du Rwanda, a insisté sur la nécessité d’innover et de proposer des formats adaptés à un monde en évolution rapide.

Enfin, le poète Bukasa a rappelé l’essentiel : la lecture doit rester une pratique continue, indépendamment des formats, afin de nourrir l’esprit et la pensée critique.

Une dynamique culturelle ancrée dans la communauté

Cette clôture de la Semaine du livre s’impose comme une initiative locale forte, valorisant les talents et renforçant les liens entre culture, jeunesse et société.

Elle confirme le rôle du livre comme outil de dialogue, de transmission et de cohésion communautaire.

 

Panzifm.info

Gédéon DUCOA +243997879416

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