Politique

RDC: Moïse Katumbi s’oppose fermement à une révision constitutionnelle

En République démocratique du Congo, le climat politique se crispe. Moïse Katumbi, figure de proue de l’opposition, est sorti de sa réserve pour dénoncer le projet de réforme de la Constitution qui circule avec insistance dans les couloirs du pouvoir. Pour l’ancien gouverneur du Katanga, toucher à la loi fondamentale pour permettre un troisième mandat serait un acte de « trahison » envers le peuple congolais.

Alors que plusieurs voix au sein de la majorité présidentielle plaident désormais ouvertement pour une modification de la Constitution, l’objectif semble clair pour l’opposition : baliser le chemin vers un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi.

Face à cette éventualité, Moïse Katumbi a choisi de hausser le ton. En s’élevant contre ce projet, il rejoint d’autres forces vives de la nation et de la société civile qui voient en cette manœuvre une menace directe pour la stabilité démocratique, encore fragile, du pays.

Le point le plus saillant de l’intervention de Katumbi réside dans son rappel historique. Il souligne une contradiction majeure dans la posture actuelle du camp présidentiel :

1.Le précédent Kabila : Il y a dix ans, le pays était plongé dans une crise similaire lorsque Joseph Kabila tentait de se maintenir au pouvoir,

2.L’engagement de Tshisekedi : À l’époque, Félix Tshisekedi lui-même était aux côtés de l’opposition dans la rue pour rejeter toute révision constitutionnelle.

« Felix Tshisekedi faisait partie du combat contre cette réforme il y a dix ans », rappelle Katumbi, pointant ainsi ce qu’il considère comme un reniement des valeurs démocratiques portées autrefois par l’UDPS (parti au pouvoir).

Les enjeux d’une réforme sous haute tension,

La tension est palpable car la Constitution actuelle est issue d’un compromis historique visant à garantir l’alternance. Pour Katumbi et ses partisans, toute modification des articles verrouillés ou un changement complet de Constitution ne serait pas une simple « évolution technique », mais une rupture du contrat social.

Cette sortie marque une nouvelle étape dans le bras de fer entre le régime en place et l’opposition. Alors que les défis sécuritaires et économiques persistent en RDC, le débat constitutionnel risque de devenir le principal point de friction politique des mois à venir.

Panzifm.info

Gédéon DUCOA +243997879416

 

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