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De l’Apartheid à la Xénophobie : Le cri d’alarme d’Alfredius Mercurii un écrivain de panzi à Bukavu face à la trahison de l’Ubuntu

Dans un extrait poignant tiré de l’épilogue de son essai: «DE L’APARTHEID À LA XENOPHOBIE », structuré sous la forme d’une lettre ouverte adressée au regretté Nelson Mandela, l’écrivain Mercurii dresse un bilan douloureux et lucide de l’Afrique du Sud contemporaine, déchirée par les replis identitaires.

C’est une missive écrite avec « le cœur lourd et l’âme en peine » que l’auteur choisit de déposer sur l’autel de la mémoire de « Madiba ». Loin de l’hommage académique et désincarné, le texte s’articule comme une confession collective, une prière de détresse et une vive interrogation. A.Mercurii y dépeint une Afrique du Sud méconnaissable, où les violences xénophobes poussent désormais des mères zimbabwéennes, des pères malawites et des enfants mozambicains à fuir les grandes métropoles telles que Johannesburg, Le Cap ou Durban par peur de la mort.

Le cœur du réquisitoire repose sur la trahison d’une philosophie fondamentale: l’Ubuntu. Autrefois prôné et incarné par Nelson Mandela, ce concept traditionnel africain rappelle que notre humanité est intrinsèquement liée à celle des autres    « nous ne pouvons être vraiment libres que si tous les êtres humains sont libres ». Or, le constat de l’auteur est sans appel: les murs ont remplacé les ponts. Les catégories du « nous » et du « eux », du « citoyen » et de l’« étranger », ont fini par fracturer la solidarité historique qui unissait les peuples africains durant les années de lutte commune contre l’oppression de l’Apartheid. L’auteur résume ce glissement avec force : « Nous avons préféré la facilité de la haine à l’exigence de l’amour…..la sécurité illusoire de l’exclusion à la richesse réelle de l’inclusion. »

Pourtant, malgré la sévérité du diagnostic, l’essai refuse de céder au cynisme ou à la résignation. Alfredius Mercurii décèle dans la résistance de la société civile  portée par des avocats bénévoles, des militants infatigables, des artistes engagés et une jeunesse désenchantée mais créative  les prémisses d’un « nouvel humanisme africain ». L’ouvrage se veut ainsi un outil pédagogique et un manifeste d’action destiné aux écoles, aux centres communautaires et aux gouvernements pour réinventer le vivre-ensemble.

En se revendiquant comme un « fils inquiet, mais jamais résigné », l’auteur signe un appel vibrant à tous les Africains et humains de bonne volonté, rappelant que l’Ubuntu ne doit pas demeurer un lointain souvenir ou une utopie, mais redevenir une pratique vivante pour faire de l’Afrique une patrie inclusive et unie pour tous ses enfants.

 

Panzifm.info

Gédéon DUCOA +243997879416

 

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